Le blog politique de matpac

Venez débattre de l'actualité politique !

02 mai 2007

Avant le grand débat...

Alors que les deux candidats doivent être en train de s'echauffer la voix dans l'attente du grand combat de boxe qui aura lieu dans quelques heures, quelques réflexions sur l'évolution de ma perception de la campagne.

Plus ca avance, plus j'ai l'impression que Ségolène Royal s'affirme comme la condidate du conservatisme, contre le candidat du mouvement Sarkozy. Dans l'absolu, ce simple constat devrait sufire à orienter définitivement mon choix. Que va t'il se passer, en effet, si Ségolène est élue dimanche prochain ? Pendant 3 mois, une période d'euphorie sans nul doute, avec quelques lois symboliquement fortes (type sur les violences conjugales). Puis un mouvement social à la fin de l'année, et le retour aux réalités. Il faut construire l'Europe, il faut réduire les déficits, l'Etat ne peut pas tout, les grands équilibres, tout ca... Ca ne vous rappelle rien ? Décembre 1995 en fait, à ne proposre que des débats, des moratoires, des periodes de réflexions, au final, on ne se brouille avec personne, mais c'est au contraire le meilleur moyen d'enterrer les différents dossiers. 35 heures, régimes spéciaux, privatisation de Gaz de France, position vis-à-vis d'Airbus, on a beau guetter on ne voit aucune proposition, et à cet égard l'interview de Ségolène dans le monde d'hier est surréaliste.

Mais à côté de ca, ce qui est désespérant, c'est que je n'arrive pas à me décider pour Sarkozy. Ce qui me plait chez lui, justement c'est ce que je reproche à Royal. Il fait de la politique, il est interventionniste au plan économique (Alstom, Aventis), il sait faire preuve de pragmatisme, passer au dessus des idéologies (et notamment du libéralisme européen primaire, et surtout, il a contribué à réhabiliter le politique, à faire admettre que le politique pouvait encore faire quelque chose face au marché (que le contraste avec Jospin devant l'usine de Renault Vivoorde est cruel, d'ailleurs...). On sent que les choses peuvent bouger, que des sujets qui apparaissent bloquer depuis des années (ex régimes spéciaux) peuvent se débloquer par un volontarisme politique qui apporte une vraie bouffée d'oxygène à notre vie politique...

Et pourtant, l'homme est fondamentalement antipathique et apparait vraiment comme quelqu'un de dangereux. Même en s'affranchissant de la manipulation grossière du TSS d'extrême gauche, force est de constater que certains dérapages apparaissent comme totalement inadmissible. Ministère de l'Identité Nationale, réflexions grotesques sur la pédophilie et la génétique, et surtout une désagréable impression de confier les clés de la maison à quelqu'un d'imprevisible. Et ce ne sont pas les derniers clips totalement indecents et pathétiques de l'UMP qui me feront changer d'avis (cf http://www.dailymotion.com/video/x1tber_sarkozy-human-bomb) , ca arait plutot tendance à m'inquiéter... Comment peut on confier le pouvoir à quelqu'un qui justement ne connait que le rapport de force, et n'a toujours raisonné que comme ca  ? A ce titre, les institutions seront elles suffisament solides pour résister à ce qui pourrait devenir une dictature de fait ?

Comme vous pouvez le constater, à ce stade, le choix est toujours aussi difficile, et je n'arrive pas vraiment à me décider

Espérons que le grand débat de ce soir aidera à éclairer un peu les choses !

Posté par matpac à 19:52 - Présidentielles 2007 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

ECHANGES INDIGNES ENTRE ROYAL ET SARKOZY

Incroyable !

Sarkozy à la fin du débat télévisé devant les caméras du monde entier s'est levé, est monté sur la table, a sorti son gros zobinard en le dirigeant vers madame Royal et joignant le geste à la parole a dit :

- Tiens grosse salope de Ségo de mes deux, cela faisait deux heures quarante minutes que j'avais envie de te pisser à la gueule, voilà qui est fait !

Après avoir ainsi vidé sa vessie sur le visage interdit de Madame Royal (qui s'est cependant vite reprise), il a refermé sa braguette et s'est rassis comme si de rien n'était, un sourire narquois sur les lèvres.

Sur quoi la pauvre Ségolène, toute dégoulinante d'urine encore fumante s'est levée à son tour, est montée sur la table, imperturbable, s'y est accroupie et a déféqué de toutes ses forces en direction de monsieur Sarkozy en lui répondant sur un ton cynique :

- Ha ben tiens je te rends la monnaie de ta pièce mon p'tit Sarko : après la pinte de bière tiède, voici le chocolat chaud !

Ces derniers échanges furent déplorables, lamentables, atterrants et surtout donnent de la France une image vraiment affligeante. Les candidats de nos jours ne savent vraiment plus se tenir !

Si à présent les candidats se mettent à se pisser et à se chier à la gueule en guise d'argumentation, où va-t-on ? Je vous le demande !

Raphaël Zacharie de Izarra
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans
Tél : 02 43 80 42 98
raphael.de-izarra@wanadoo.fr

Posté par Raphaël Zacharie, 03 mai 2007 à 14:00

ELU (E) AVEC 0,3 POUR CENT DE VOIX DE PLUS QUE LE (LA) RIVAL (ALE)

J'ai le fort pressentiment que le vainqueur des élections de ce 6 mai 2007 va avoir chaud : les jeux seront très serrés.

Cela va se jouer à 0,3 pour cent entre les deux candidats.

Une différence entre les deux de quelques milliers d'électeurs donc. Cela va être l'élection la plus serrée de l'Histoire.

Raphaël Zacharie de Izarra
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans
Tél : 02 43 80 42 98
raphael.de-izarra@wanadoo.fr

Posté par Raphaël Zacharie, 06 mai 2007 à 13:25

http://autrevitage.blogspot.com/
Nicolas Sarkozy est très certainement un modèle de vertu, qui ne pointe jamais les gens du doigt, qui ne coupe pas la parole de ses interlocuteurs, qui s'appuie sur des statistiques en matière de délinquance et de chômage fiables et sans équivoques, doux comme un agneau, ne s'abaissant pas à des sous entendus malsains concernant la vie privée de sa concurrente, toujours fair play, carburant à l'eau plate esprit sportif oblige.

Je crois que bon nombres de gens sont les victimes d'une hallucination collective provoquée sans doute par une surdose de Bouygues télévisions. Cette visite à une association d'aide aux femmes battues au lendemain du premier tour, il est là le summum de l'immoralité, cette auto description de futur ascète au montechristo, cette chorale au soir de son envol pour le Mont Saint Michel, que puis je dire de plus, si ce n'est que je n'aurais pas pu imaginé un "truc pareil", que la moitié des français y croit.

Comment accepter le fait qu'un mensonge d'état (et je pèse mes mots) lors de la mort de ces deux adolescents de Clichy sous Bois, fut relayé par les médias pendant une semaine le temps que ce dénis de la réalité soit ressenti comme une telle injustice qu'il mette le feu aux quartiers populaires, certains propos virulents tenus à l'époque par le ministre de l'intérieur n'ayant en rien arrangé la situation?

Un point important tout de même, il faut être honnête dans tous les sens du terme lorsque l'on se drape du feu sacré...

Posté par laurent, 06 mai 2007 à 17:11

LA PUISSANCE DE LA BEAUTE

Le spectacle de la beauté me rend meilleur, plus sensible, plus grand, moins médiocre, quelle qu'elle soit, de la moins évidente à la plus éclatante.

Du simple caillou -humble et parfait avec ses formes sommaires- au visage de la femme née avec les grâces de sa nature, la beauté me subjugue.

Alors que la laideur seule m'inspire pitié, dégoût, voire haine, la beauté qui s'affiche aux côtés de la laideur me rend indulgent envers cette dernière : ainsi la femme aux traits méprisables ne sera plus raillée si une créature l'accompagne. Certes je n'aurai d'yeux que pour le cygne, mais dans son ombre l'oiseau déplumé bénéficiera de ma clémence. En effet, je ne crache point au visage des laiderons lorsque dans leur proximité la vision d'un astre retient mon regard : la beauté adoucit mes moeurs.

La beauté me fait croire à des sommets, elle agit comme un coupe-faim : sous son empire j'oublie les trivialités de ce monde. Je ne songe plus aux soucis du lendemain mais prends conscience de mes ailes.

La preuve que la beauté est supérieure à la laideur, c'est qu'une femme sans attrait sera toujours moins courtisée qu'une femme vénusiaque. Sur l'échiquier de la Vérité, les dindes seront toujours rattrapées par les gazelles.

Mes frères les esthètes, toujours chérissez la beauté. Vous les beaux esprits voués aux causes supérieures, sachez chaque jour rendre hommage à la beauté et n'omettez jamais de durement châtier la laideur lorsque celle-ci vous offense. Giflez les laiderons qui à votre vue exposent leur misère sans pudeur ni remords, mais soyez moins sévères envers elles lorsqu'une beauté les accompagne, de la même manière que l'on est plus complaisant face aux grognements de la truie qui allaite : le spectacle touchant des porcelets fait un peu oublier la grossièreté de la génitrice.

Bref sachez que c'est la beauté et la beauté seule qui sauvera le monde, et non l'infirmité, la bêtise, la bassesse et la hideur.

Raphaël Zacharie de Izarra
raphael.de-izarra@wanadoo.fr

Posté par Raphaël Zacharie, 08 mai 2007 à 21:23

LE TALENT

Le talent est peu de chose. Le talent est ventru. Le talent est étouffant. C'est un bois sec : il se casse, on le brûle, il s'évapore.

Le talent est un souffle bref qui fait siffler les moulins à vent, tourner les cheminées à mirages, chanter le creux des violons, briller les imbéciles, braire l'Académie.

La tare se distingue avantageusement du talent par son caractère universel, sage, serein. Humble, accessible, répandue, la tare est un air rafraîchissant qui brasse large. Si tare et talent élisent leurs sujets à la naissance, la tare est la seule qui n'oublie personne à la mort en se rappelant à tous les autres, tarés et talentueux. Le talent est fait pour certains vivants et la tare pour tous les morts car enfin gésir c'est non seulement être définitivement privé de talent, mais encore plein de tares étant donné que nul n'a jamais vu un poète talentueux continuer à chanter une fois trépassé.... Dans les cimetières la parole est aux muets, par définition tarés.

Le talent est traître, déloyal, passager, élitiste. La tare est honnête, sincère, démocratique, durable.

Le talent est funeste, la tare salutaire. L'un est un venin, l'autre une eau claire. Le premier prend racine chez la corneille, la seconde est issue de la foule des menus moineaux. Le talent jaillit comme une fontaine, c'est un monstre haut-perché enchaîné à ses bois hautains et qui croasse entre ses propres branches tout en s'attardant dans les ténébreuses profondeurs où plongent ses orteils, les plumes engluées dans du fromage qui pue... Tandis que la tare est telle une délicieuse tarte à la crème reçue en pleine poire. Le talent est une prison étroite de pierres où court et croît sur les murs le mot "LIERRE" qui à force de grandir devient molle liane autour de laquelle le plus rusé des renards finit par se prendre la queue, alors que la tare est une volière sans mesure où s'ébattent les oiseaux heureux de lustrer leurs courtes ailes.

Le talent est bourré d'artifices, la tare riche de sa graisse.

Le talent fait mentir les étoiles, alors que la tare fait triompher la vérité des êtres.

Raphaël Zacharie de Izarra

Posté par Raphaël Zacharie, 23 juillet 2007 à 20:50

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=188687&pid=4817009

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :