01 janvier 2007
Roumanie et Bulgarie : Bienvenue en Europe !
Le 1-er janvier 2008, l'Europe passe une nouvelle étape de son élargissement en intégrant la Roumanie et la Bulgarie. C'est désormais un ensemble de 27 pays et plus de 480 Millions d'habitants qui se retrouvent unis sous un ensemble de règles communes.
Pour une fois, on ne va pas commencer à critiquer les institutions, leur inefficacité, le déficit démocratique de l'Union, les faiblesses de l'Euro... On se contentera simplement de souhaiter la bienvenue à ces nouveaux membres dont l'intégration marque la fin définitive de la coupure Est-Ouest qui a structurée l'ensemble de la vie internationale pendant toute la seconde moitiée du XXè siècle.
A l'évidence, à la chute du mur de Berlin, l'Europe de l'Ouest avait une responsabilité historique vis-à-vis de tous les pays de l'ex bloc communiste. Alors au delà des difficultés à venir, des clichés inévitables, du plombier polonais au clandestin roumain, célébrons simplement la réunification de l'Europe, en espérant, en cette période de voeux qu'elle se traduise par une longue période de paix et de prospérité !
25 juillet 2006
Sauver le Liban, sauver Israel...
Que c'est difficile de prendre partie dans le conflit qui s'est déclenché au Proche Orient ce mois ci !Si l'on essaie de se mettre à la place des habitants du nord d'Irael, comment accepter de vivre en permanence, et depuis 20 ans, sous la menace de roquettes qui tombent régulièrement depuis le Sud Liban ? Comment peut on concevoir de laisser se développer une organisation qui a juré la perte d'Irael, et qui a ans sa raison d'être la destruction de l'Etat Juif ? Une offensive militaire est d'autant plus facile à réaliser que l'aréme Israelienne dispose d'une totale maîtrise de l'espace aérien. Et l'histoire du XXè siècle a laissé trop de traces pour donner à qui que ce soit la légitimité de contester le droit d'Israel à lutter pour sa survie par ses propres moyens.
Pour autant, la réaction d'Israel est fondamentalement inacceptable et risque en plus de se révéler peu efficace.
Fondamentalement inacceptable dans la mesure où elle fait payer à un pays tout entier, déjà largement martyrisé dans les 30 dernières années, un conflit qui ne concerne qu'indirectement la plupart de ses habitants. Inacceptable aussi de par le nombre de victimes civiles, et la destruction de l'ensemble des infrastructures d'un pays qui relevait à peine la tête après la guerre civile des années 80.
Mais au delà de l'aspect moral, même en terme de résultat final, l'offensive est plus que contestable. D'une part l'offensive limitée à des frappes aériennes montre ses limites, et on n'a pas vraiment l'impression que le nombre de roquettes qui tombent chaque jour sur Haïfa diminue. Quant à envisager une offensive terrestre, sans remonter à 1982, il suffit de constater le résultat irakien pour constater le peu d'efficacité d'une occupation par une armée étrangère. Par ailleurs, en faisant du Hezbollah la seule organisation apte à combattre Israel, Tsahal contribue à une formidable opération de recrutement pour l'organisation terroriste alors même que le but premier est bien d'affaiblir et de faire disparaitre le Hezbollah.
Maintenant qu'on est arrivé la, comment sortir de ce bourbier ? Premièrement, il est urgent de faire pression sur Israel pour obtenir un cessez le feu d'urgence, pour épargner les populations civiles libanaises. Par la suite, un règlement global de la situation libanaise est tributaire de deux points majeurs :
- Un renforcement du gouvernement libanais, seule autorité à même de contrôler sa propre frontière. Car c'est bien la faiblesse du pouvoir central et de l'armée libanaise, qui permet au Hezbollah de contrôler la région du Sud Liban et de s'y considérer comme chez elle.
- Un règlement plus global de la question palestienienne, qui passe, tout le monde l'admet désormais, par la création rapide d'un Etat palestinien.
Si le second point parait bien compliqué à mettre en oeuvre, il faut tout faire pour régler le premier et ainsi limiter les impacts du conflit sur un pays qui a déjà trop souffert, et qui doit constituer, après la terrible guerre des années 80, le modèle d'un développement harmonieux de pays associant plusieurs confessions religieuses.
La France, de part ses liens historiques avec le Liban, se doit de participer d'urgence à une force d'interposition et de pacification du Sud Liban. Le renforcement de la France dans le règlement des conflits (Bosnie) et la diplomatie mondiale (Guerre en Irak) constitue l'un des rares points à mettre au crédit du bilan chiraquien. Espérons que la France, en dehors de toute polémique politicienne, saura une nouvelle fois se montrer à la hauteur de l'enjeu...